Le meurtre survenu dans un dépanneur du Plateau-Mont-Royal vendredi dernier a ravivé le débat sur l’application de la loi P-38.
Cette loi permet l’hospitalisation d’une personne contre son gré si elle représente un danger immédiat pour elle-même ou pour autrui.
Toutefois, plusieurs groupes communautaires s’opposent à l’idée d’internement involontaire suggérée par certains au nom de la sécurité publique.
Écoutez François Winter, porte-parole de l'AGIDD-SMQ, présenter ses réticences vis-à-vis d'un renforcement de la loi P-38.
«On associe trop souvent la loi P-38 à la criminalité, comme si, en tant que société, nous n'acceptions pas qu'il y ait des actes de violence inexplicables. (...) Selon les informations dont nous disposons, il s'agit davantage d'une question de nature criminelle que d'un enjeu lié à la P-38. On fait porter un fardeau énorme à la santé mentale, alors qu'en réalité, les statistiques au Québec sont comparables à celles des autres provinces. À notre avis, la problématique est ailleurs, notamment en ce qui concerne l'accès aux services.»