Instaurés par les autorités françaises pour calmer les manifestants, de nouveaux couvre-feux font leur apparition dans plusieurs villes à la suite d'un week-end marqué par une escalade de violence et de pillages.
Témoin des événements depuis son quartier parisien, le metteur en scène Serge Denoncourt dresse un portrait de la crise sociale et politique qui secoue le pays.
Écoutez l'entretien du metteur en scène, Serge Denoncourt, mardi matin, à l'émission de l'animateur Patrick Lagacé.
Alors que des barricades de vélos électriques s'enflammaient au bas de son immeuble, l'empêchant de quitter les lieux, Serge Denoncourt qualifie la situation de violente et inquiétante.
«C'était assez violent, je dois dire, c'était assez épeurant à la limite. Je pense que personne n'avait vu venir ça»
Initialement portées par des lycéens réclamant de meilleures conditions d'études, les manifestations ont été prises d'assaut par des éléments radicaux du Black Bloc et des casseurs opportunistes.
Selon lui, cette colère découle d'un sentiment de stigmatisation et d'abandon d'une partie de la jeunesse des banlieues qui dure depuis des décennies.