La fusillade qui a coûté la vie à un policier du Service de police de la Ville de Montréal lundi a ébranlé la communauté montréalaise. Au lendemain du drame, les motivations de l’assaillant restent troublantes.
Le tireur, un homme originaire de l’Alberta, avait fait parvenir un manifeste de 150 pages avant de commettre son crime.
On pouvait y trouver plusieurs éléments relatifs à l’idéologie incel, un courant radical et profondément misogyne qui se répand de plus en plus chez certains jeunes hommes.
Les contenus consommés sur les médias sociaux et les influenceurs qui prétendent vouloir aider les internautes troublés peuvent parfois convaincre certaines personnes vulnérables d’adhérer à ces idées.
Écoutez Léa Clermont-Dion, chercheuse, réalisatrice, autrice, professeure associée à l’Université Concordia, et la Dre Cécile Rousseau, pédopsychiatre et directrice de la Clinique de polarisation au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, avec Philippe Cantin.
«On a aussi certains influenceurs qui veulent faire l'appât du gain sur la vulnérabilité des autres, un peu comme des gourous, je dirais. Donc ce sont des arguments de vente: tu as un problème? Voici ce que je te propose: abonne-toi à ma formation en ligne, paye tel montant par mois et tu trouveras les solutions à ton mal de vivre.»