Alors que les négociations entre l'Iran et les États-Unis au Pakistan n'ont pas mené aux résultats escomptés, Donald Trump a menacé de bloquer le détroit d'Ormuz.
Pour le professeur Thomas Juneau, cette déclaration est toutefois marquée par l'improvisation.
Bien que le commandement militaire américain ait nuancé les propos du président en précisant que le blocus ne viserait que les navires iraniens, l'incertitude plane sur la légalité et les règles d'engagement d'une telle manœuvre, qui pourrait gravement nuire à l'économie mondiale.
Écoutez le professeur titulaire à l'École supérieure d’affaires publiques et internationales de l'Université d’Ottawa, Thomas Juneau, aborder le tout, lundi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
«C’est incohérent, c’est de l’improvisation comme on le voit depuis le début. [...] Les États-Unis veulent ouvrir le détroit d'Ormuz pour pouvoir rétablir le commerce mondial du pétrole et là les États-Unis disent qu'ils vont fermer le blocus au trafic iranien, mais si les États-Unis font ça, les Iraniens vont menacer de fermer le reste du trafic dans le détroit.»
Malgré l'échec des discussions de samedi, l'expert estime que les négociations se poursuivront, car aucune des deux parties ne souhaite réellement retourner en guerre. Toutefois, le prestige américain pourrait sortir écorché de cette crise en raison de l'incohérence de son administration, ce qui sème le doute chez ses alliés du Golfe quant à la fiabilité des États-Unis comme partenaire.