Faire passer son chien pour un animal d'assistance: voici la stratégie inusitée de certains voyageurs pour éviter les frais d'enregistrement en avion.
D'autres utilisent cette tactique pour amener leur animal à l'épicerie ou au restaurant.
Ce phénomène gagne en popularité, au grand dam de la Fondation Mira.
L'organisme affirme que ces abus nuisent à l'accessibilité des bénéficiaires légitimes et minent la confiance du public envers ceux qui ont réellement besoin d'un chien guide ou d'assistance.
Écoutez Nicolas St-Pierre, directeur général de la Fondation Mira, réagir au phénomène des faux chiens d'assistance, à Radio textos.
«Le grand public a confiance en la qualité de notre travail. Nous agissons de manière professionnelle: nous mettons sur la route des chiens qui sont en santé et sécuritaires. Alors, quand on voit ces abus, ce qui m'inquiète, c'est que la tâche devient plus ardue pour les véritables bénéficiaires. Ils doivent prouver deux fois plutôt qu'une que leur chien est entraîné et qu'il provient d'une école certifiée. Au bout du compte, on vient freiner leur fluidité dans la société.»