Radio-Canada a dévoilé mardi que l'usine de recyclage de batteries au plomb-acide Terrapure a dépassé les normes de contamination au plomb des centaines de fois ces dernières années.
De plus, selon un rapport de la Direction de santé publique de la Montérégie, la majorité des 140 employés et sous-traitants ont été exposés à des risques de toxicité grave.
Comment expliquer que cette usine soit encore ouverte ? Surtout quand un grand nombre de batteries à recycler proviennent des États-Unis.
Écoutez le coprésident de la société pour vaincre la pollution, Daniel Green, réagir au dossier de Terrapure à La commission.
« À l’ouest de l’usine, il y avait la Kahnawake Survival School, qui a opéré là pendant au moins dix ans. Des rumeurs circulent selon lesquelles on aurait déménagé l’école à cause de la contamination du sol. (...) La pire chose qu’on puisse faire à un enfant, c'est de l’exposer au plomb. C’est un neurotoxique juvénile qui affecte la capacité d’apprentissage et les comportements. C'est d'ailleurs pour ça qu’on a interdit le plomb dans l’essence et dans la peinture, à cause des effets sur les enfants. Et là, on a une compagnie qui pollue une école sur une réserve où il y avait des enfants. Alors, pourquoi est-ce qu’en 2026, on tolère encore une telle situation ?»