Face aux velléités de Donald Trump de s'emparer du Groenland, le Canada rejoint une coalition de l'OTAN pour une mission de reconnaissance de deux ans.
Selon l'expert Stéphane Roussel, ce déploiement est avant tout symbolique: il s'agit d'afficher une présence physique pour dissuader toute annexion par la force.
Au-delà du message politique adressé aux républicains américains, cette mission permettra aux Forces armées canadiennes de tester leur équipement dans des conditions arctiques extrêmes.
L'enjeu est crucial, car d'autres zones, comme le Passage du Nord-Ouest, pourraient devenir les prochaines cibles de l'administration Trump.
Écoutez Stéphane Roussel, professeur à l'École nationale d'Administration publique, spécialiste des questions de sécurité militaire, à ce sujet, lundi, à La commission avec Catherine Brisson et Luc Ferrandez.
«Même si [...] on donnait le Groenland à Trump pour le calmer, ça ne le calmera pas. Ça va être quelque chose d'autre.»