Le régime iranien dit avoir repris le contrôle de la situation alors que la rébellion des manifestants avait cours dernièrement dans le pays.
«La République islamique d'Iran, c'est bien documenté, a une capacité répressive énorme. On le sait, depuis qu'elle existe, depuis 47 ans maintenant, il y a un système carcéral qui est très élaboré et dans des cas de protestations et d'arrestations de masse comme il y a maintenant, c'est pas la première fois que ça arrive», explique le professeur Thomas Juneau
Écoutez Thomas Juneau, professeur agrégé à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, analyser la situation politique à La commission.
Selon lui, bien qu'une grande majorité d'Iraniens ne veulent plus du régime en place, la répression est assez forte pour qu'il tienne.
«Le système est parfaitement capable d'entasser des milliers de prisonniers, quitte à en mettre plusieurs dans des dans des petites cellules. Puis, comme vous l'avez dit, c'est important de le répéter pour ces prisonniers là. Évidemment, il y en a qui vont éventuellement être relâchés, mais il y en a une quantité importante qui vont être torturés souvent de façon brutale, et éventuellement, il y en a une proportion qui va aussi probablement être exécutée.»