Mark Carney a été reçu en grand par le président chinois Xi Jinping, en arrivant même à un accord commercial en peu de temps.
«Il n'y a pas si longtemps, on traitait la Chine de perturbateur de l'ordre international. Aujourd'hui, on le perçoit davantage comme un stabilisateur», indique l'expert en politique, Serge Granger, qui y voit un changement dans la tangente politique canadienne.
Bien que la situation de l'exploitation, notamment des Ouïghours en Chine, n'ait pas changé, le retour de Donald Trump à la tête des États-Unis, lui, pousse le Canada à changer son fusil d'épaule, selon M. Granger.
Écoutez Serge Granger, directeur de l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke, analyser le sujet, vendredi, au micro de Luc Ferrandez et de Catherine Brisson.
«Il faut comprendre que le poids du Canada pour raisonner la Chine sur les droits de la personne est relativement faible. C'est pour ça qu'on fait ça normalement dans un cadre multilatéral. Et aussi, ce qu'il faut regarder, c'est que peut-être ce qu'on n'a pas dit à propos de cette rencontre de monsieur Carney. Le vrai test, selon moi, ce n'est pas la discussion qui porte sur les droits de la personne en Chine, mais plutôt sur l'ingérence chinoise lors des élections canadiennes.»