L'annonce de la démission de François Legault a secoué le milieu politique québécois, ouvrant la voie à de nombreuses spéculations sur son successeur à la tête de la Coalition Avenir Québec (CAQ).
Cette décision, mûrie au cours de l'été et des vacances des fêtes, a été influencée par la perspective d'une année 2026 encore plus difficile sur les plans humain et politique que 2025.
Plusieurs ministres actuels, dont Simon Jolin-Barrette (Justice), Geneviève Guilbault (Affaires municipales), Sonia Lebel (Éducation) ou encore Ian Lafrenière (Sécurité publique), pour ne nommer que ceux-là, sont pressentis pour prendre la relève.
La succession de François Legault représente un défi majeur pour la CAQ, qui devra trouver un chef capable d'incarner à la fois une identité économique forte et un nationalisme affirmé.
Pour les partis d'opposition, ce départ est perçu comme une mauvaise nouvelle, car ils auraient préféré affronter un François Legault affaibli plutôt qu'un nouveau chef.
Celui qui sera fort probablement le prochain chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, en particulier, pourrait voir sa visibilité réduite par l'attention médiatique portée à la course à la chefferie de la CAQ.
Écoutez le chroniqueur politique Jonathan Trudeau analyser ce qui risque de se passer à l'Assemblée nationale dans les prochaines semaines.
«Pour Charles Milliard, c'est une catastrophe. C'est une véritable catastrophe et je voulais mettre l'accent là-dessus. Pourquoi? Parce que, comme les autres, il aurait aimé mieux affronter François Legault. Mais l'aspect particulier qui le touche, c'est que les prochains mois devaient servir à établir la crédibilité à faire sa place, à être vu comme un premier ministre en attente.»