Les propos haineux, rétrogrades et l'intolérance gagnent du terrain, même chez les plus jeunes, dans les écoles québécoises.
Des élèves traitent leurs camarades de classe ou leurs enseignants de «vieille charrue», de «tapette », ou idolâtrent Hitler: Le quotidien La Presse rapporte d'ailleurs des témoignages troublants vendredi matin.
Écoutez Karin Lacroix, enseignante au primaire, et Marie-Ève Carignan, professeure et chercheure à l'Université de Sherbrooke et directrice du pôle médias de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent, faire le point vendredi matin avec Patrick Lagacé.
«Les enfants ne se sentent même pas concernés quand je leur parle. La violence monte parce qu'il y a de moins en moins d'empathie aussi dans les écoles [...] Ça va quand même pas super bien partout autour de nous. On a une montée de violence évidente.»
«Ça reste quand même une minorité, faut pas généraliser puis penser que la catastrophe est installée partout, mais il faut s'inquiéter. Il faut s'inquiéter parce que cette montée-là est évidente à tous les niveaux d'âge et pas juste chez les jeunes.»