À une semaine du début officiel de l'«examen conjoint» de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), une délégation québécoise s'est rendue au sud de la frontière pour tâter le terrain.
En plus de chercher à mieux comprendre la posture américaine face aux tarifs douaniers qui font mal aux entreprises d'ici, cette mission visait à sensibiliser les élus américains à l'impact négatif de ces taxes sur leurs propres industries.
Écoutez la présidente-directrice générale de la Fédération des chambres du commerce du Québec, Véronique Proulx, aborder le tout, jeudi matin, à l'émission de Philippe Cantin.
Bien que plusieurs politiciens américains reconnaissent en privé les contrecoups de la guerre tarifaire, peu d'entre eux osent l'exprimer publiquement ou faire pression sur l'administration Trump.
De plus, de nombreux élus éloignés de la frontière canadienne manquent d'information sur les chaînes d'approvisionnement, ignorant par exemple que l'imposition de tarifs sur l'aluminium québécois force les Américains à s'approvisionner auprès de pays non alliés, comme la Chine ou le Moyen-Orient.