Un dossier percutant de la journaliste Isabelle Dubé, dans La Presse, met en lumière les failles systémiques du courtage immobilier.
Commissions trop élevées, pression entre confrères: la grogne monte, et d'anciens courtiers décident de briser le silence.
On met en lumière le manque de transparence entourant les commissions, qui restent fixes à environ 4% malgré l'explosion des prix des propriétés depuis 15 ans et l'allègement des tâches grâce aux outils technologiques.
Écoutez l'ancien courtier immobilier chez RE/MAX, Rémi Chapadeau, aborder le tout, lundi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Celui qui vient tout juste de démissionner de l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) critique ouvertement le mode de rémunération actuel.
Selon lui, la commission à pourcentage s'apparente à une ponction directe sur l'équité accumulée par le vendeur, alors que le courtage ne participe pas à la création de cette valeur.
De plus, il remet en question la justification des tarifs, soulignant que le travail requis pour vendre une propriété de 500 000 $ est sensiblement le même que pour une demeure d'un million de dollars.
Lorsqu'il a tenté d'ouvrir la discussion sur les réseaux sociaux, la réaction de RE/MAX Québec a été immédiate, exigeant le retrait de ses publications.