En pleine crise du coût de la vie, le gouvernement fédéral a pris la décision d'abolir le Bureau de la consommation du Canada ainsi que l'Initiative canadienne pour la protection des consommateurs.
Ces coupes touchent directement le financement d'organismes essentiels qui défendent le portefeuille des citoyens, tels qu'Option consommateurs, l'Union des consommateurs et Équiterre.
Pour Ottawa, cela représente une économie de 2,6 millions de dollars par année sur un budget de 449 milliards de dollars. Les experts craignent déjà que ces réductions budgétaires ne forcent la fermeture de certains services, laissant le champ libre aux géants du privé et aux... fraudeurs.
Écoutez la chroniqueuse économique Marie-Eve Fournier faire le point, lundi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
«C'est vraiment une économie de bout de chandelle et je trouve que ça arrive à un bien drôle de moment [...] Ce sont les seuls et uniques contrepoids qu'on a comme consommateurs face aux géants du privé et face aux multinationales, aux grandes institutions financières qui elles, ont des millions de dollars pour payer des lobbyistes qui vont aller à Ottawa pour défendre leurs intérêts.»