L'action du groupe Alliance ouvrière, qui a décapité une effigie du ministre Jean Boulet avec une guillotine avant de «jouer au soccer» avec sa tête lors du 1er mai, suscite un vif débat.
Si Luc Ferrandez reconnaît la violence du geste, il le replace dans une perspective historique de lutte ouvrière marquée par un rapport de force et une colère profonde.
Il met toutefois en garde contre une dérive «woke» qui consisterait à pénaliser tout mot ou image jugé violent, préférant voir dans ces éclats une forme de «soupape» pour des groupes marginaux.
Écoutez le chorniqueur Luc Ferrandez analyser la portée de ce geste, mercredi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
«La société a évolué vers un refus de la violence. Ceci étant dit, c'est quand même une effigie, c'est un symbole. [...] Le 1er mai, il y a un rapport de force dans les luttes ouvrières où les gens veulent exprimer une colère puissante.»
De son côté, Patrick Lagacé exprime un malaise profond, traçant un parallèle avec les partisans de Trump qui arboraient une potence le 6 janvier 2021.
Il souligne que la banalisation de tels discours, qu'ils viennent de la gauche ou de la droite, reste troublante.