Un père de famille purgera 18 mois de prison à domicile pour avoir fracturé le fémur de son nourrisson de deux mois.
Lors de son arrivée à l'hôpital, le bébé présentait une cinquantaine de fractures.
La responsabilité du père n’a toutefois pu être démontrée que pour une seule d'entre elles.
Dans ces circonstances, la sentence imposée au père choque de nombreuses personnes.
Écoutez les explications de la chroniqueuse judicaire Bénédicte Lebel, suivie de l'avocate en droit criminel, pénal ainsi qu'en protection de la jeunesse Me Nada Boumeftah, au micro de Philippe Cantin.
«C’est révoltant, une sentence comme celle-là. Un père qui ose dire qu’il ignorait qu’un bébé pouvait être fragile... Franchement, c’est assez particulier.»
«Où était la DPJ? Où était la protection de la jeunesse? Et surtout, on avait déjà des fractures sur cet enfant-là. C’est ce que je comprends: des fractures dont on ne pouvait même pas identifier la nature, le moment ou l’identité des responsables. Mais la DPJ n’est-elle pas là pour protéger un enfant, pour s’assurer de sa sécurité, pour s’assurer que ses parents reçoivent aussi de l’aide?»