Quarante-huit heures après sa sortie médiatique dénonçant des délais de laboratoire inacceptables, Audrey Bouchard a enfin obtenu ses résultats: elle entamera dans deux semaines un traitement intensif de chimiothérapie de cinq mois.
Ancienne infirmière, elle qualifie de «mensonges» les prétentions de priorité de Santé Québec, affirmant que le système est paralysé par les négociations politiques au détriment des patients.
Mme Bouchard, qui craint que ce délai n'ait réduit ses chances de survie, demande une enquête du commissaire aux plaintes du CHUM pour obtenir la traçabilité de sa tumeur.
Écoutez Audrey Bouchard, atteinte d’un cancer du sein agressif, témoigner de sa situation vendredi matin au micro de Patrick Lagacé.
«Si j'avais eu mes résultats en temps opportun, on aurait pu donner un autre type de chimiothérapie? Je voyais mon nouvel oncologue, hier [...] et là, ça urge. Alors non, ça ne changera pas. Ce n'est pas une priorité pour eux [Santé Québec] parce qu'ils sont vraiment dans des négociations politiques. On instrumentalise le système de santé et les malades, ce n'est pas la priorité. Je peux vous dire que ce n'est pas vrai. Je l'ai vécu trop, trop souvent. Trop longtemps. J'ai vu tellement de gens en détresse...»