Audrey Bouchard, patiente atteinte d’un cancer du sein agressif, témoigne mercredi dans La Presse de l’attente inhumaine qu’elle doit subir pour obtenir les résultats de ses dernières analyses.
Opérée à la fin du mois de février, elle a dû attendre sept semaines pour que son médecin obtienne le rapport de la pathologie réalisé lors de sa mastectomie. Les délais établis par le ministère de la Santé sont pourtant de 12 jours ouvrables.
Elle a entrepris des démarches pour tenter de retracer ses informations médicales et obtenir des explications, mais elle n’a pas reçu de réponse appropriée de la part du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).
Écoutez Audrey Bouchard raconter son parcours face au système de santé, mercredi, à l’émission de Patrick Lagacé.
Alors qu’elle vit déjà dans l'angoisse à cause de la maladie, elle dénonce l’impact que ces délais exagérés pourraient avoir sur la suite de son traitement et sur l’évolution de son cancer.
«Je veux avoir une traçabilité sur quand et comment mes tissus humains ont été transférés, parce que de l'empathie, j'en ai pas besoin. Moi, ce que je veux avoir, ce sont mes résultats pour débuter mes traitements de radiothérapie et de chimiothérapie, et être réopérée si nécessaire. Parce que si ça se trouve, avec ces délais, il se pourrait même que mon cancer ait traversé dans l'autre sein. Vous imaginez les conséquences?»