Le régime de no-fault au Québec, en vigueur depuis 1978, soulève à nouveau l'indignation alors que des criminels de la route continuent de recevoir des indemnités de la SAAQ, même derrière les barreaux.
Cette réalité frappe de plein fouet Mélanie Séguin, qui a perdu sa sœur et son neveu en juillet 2022 dans un accident causé par un Baljeet Singh. Lui qui jouait à un jeu sur son téléphone au moment du drame a plaidé coupable mercredi pour son crime.
Au-delà de la colère face à l'irresponsabilité du chauffeur, Mme Séguin dénonce les failles du système de justice et de l'indemnisation.
Elle déplore que le coupable puisse être considéré comme une «victime de la route» par la SAAQ, bénéficiant ainsi de soins, alors que les familles endeuillées doivent se battre pour obtenir un soutien psychologique adéquat.
Pourquoi continue-t-on à indemniser les criminelles?
Écoutez l'avocat Marc Bellemare, ancien ministre de la Justice, analyser les failles du régime d'indemnisation au Québec, jeudi midi, à l'émission de Luc Ferrandez et Nathalie Normandeau.
«On a réussi à définir comme victime toute personne qui se blesse sur la route. Les criminels comme les victimes réelles.»