Dans Le Devoir, la journaliste Marie-Michèle Sioui révèle l'inefficacité financière du Guichet d'accès à la première ligne (GAP).
Initialement conçu pour désengorger le système en orientant les patients vers d'autres professionnels (pharmaciens, infirmières praticiennes spécialisées, psychologues), le modèle actuel s'avère être un gouffre financier.
En effet, l'État verse une prime de 100 $ aux médecins de famille par patient inscrit via le GAP pour compenser l'absence de dossier initial.
Or, dans 22% des cas, ces patients ne consultent jamais au milieu où ils sont inscrits, et dans 85% des cas, ils finissent par obtenir une intervention ailleurs après un premier contact.
Résultat: traiter un patient par le GAP coûte environ 200$, contre 97$ pour un patient inscrit directement auprès d'un médecin.
Écoutez le coup de gueule de Luc Ferrandez à ce sujet, jeudi, à Lagacé le matin.