Les violences sexuelles, sous toutes leurs formes, constituent le premier motif de plainte au bureau du Protecteur de l'élève, représentant 12 % des cas.
Si l'on ajoute les violences physiques et psychologiques, ce chiffre grimpe à 19%.
C'est ce qu'on apprend du rapport annuel déposé mercredu par le Protecteur de l'élève.
Écoutez Me Jean-François Bernier, Protecteur national de l’élève, commenter la situation, jeudi matin, au micro de Patrick Lagacé .
Me Bernier précise que le spectre des violences sexuelles est large, allant du partage d'images intimes sans consentement aux agressions physiques.
Bien que la majorité des incidents surviennent entre élèves, environ 5 à 10% des plaintes retenues impliquent un adulte de la communauté scolaire.
Le protecteur déplore également que les plans de lutte contre la violence soient trop souvent méconnus ou mal appliqués, menant parfois à des décisions erronées comme celle de placer la victime et l'agresseur ensemble pour s'expliquer.