Alain Webster, président du Comité consultatif sur les changements climatiques, exprime sa vive déception face à la décision du ministre Bernard Drainville de repousser de cinq ans les cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) au Québec.
Selon l'expert, ce signal politique contredit les impératifs scientifiques et économiques.
Il rappelle que les risques climatiques sont désormais le premier danger identifié par le milieu financier mondial à long terme.
Il plaide pour une transition rapide vers les énergies renouvelables, soulignant qu'un retard technologique appauvrira la société et exacerbera les inégalités sociales face aux événements extrêmes.
Écoutez Alain Webster, président du Comité consultatif sur les changements climatiques et professeur à l'Université de Sherbrooke, expliquer le tout, jeudi à La commission.
«Si on ne fait pas ces choix-là [de décarbonation], quand on va la faire, cette transition, ça va devenir pour nous plus coûteux, plus difficile et on sera moins performant. C'est aussi un choix de positionnement économique.»