Lors de son passage au Forum économique mondial de Davos, le premier ministre Mark Carney a prononcé un discours musclé, remettant en question l'ordre international actuel et ciblant, sans les nommer, les dérives de Donald Trump et des États-Unis.
Pour le chroniqueur Dimitri Soudas, il s'agit d'un moment charnière de la politique étrangère canadienne, comparable à l'influence de Lester B. Pearson en 1956.
Il souligne que Carney propose une nouvelle doctrine basée sur l'honnêteté et la nécessité pour les puissances moyennes de s'unir afin de bâtir un système qui ne dépend plus uniquement du bon vouloir de Washington.
Écoutez le chroniqueur Dimitri Soudas aborder le tout, mercredi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Alors que l'ancien ministre conservateur, James Moore, a salué la grandeur du discours, le chef de l'opposition officielle, Pierre Poilievre, est demeuré silencieux sur le sujet, préférant concentrer ses critiques habituelles sur la taxe carbone.
Est-ce que Mark Carney réussira à passer de la parole aux actes avec cette nouvelle vision internationale?