Tout porte à croire qu'un autre féminicide, le quatrième, déjà, en 2026, serait survenu au cours des derniers jours.
Véronic Champagne, une mère âgée de 40 ans, aurait été poignardée à mort par son conjoint, dimanche après-midi, à Rougemont, en Montérégie.
Ce drame illustre l'urgence de la détection et l'importance de la prévention de la violence conjugale au Québec.
Écoutez la chroniqueuse Bénédicte Lebel, qui a aussi animé le balado La nuit où j'ai failli mourir, et Amélie Bois, conseillère experte en pratiques policières et violence entre partenaires intimes à la Sûreté du Québec, en discuter mardi à Lagacé le matin.
L'experte souligne que ces drames ne sont pas des fatalités, mais des événements qui peuvent souvent être anticipés grâce à une meilleure compréhension des comportements de contrôle et de domination.
Elle insiste particulièrement sur le danger que représente le moment où une femme décide de quitter son conjoint.
Elle explique que la rupture est souvent le déclencheur d'une escalade de violence, car l'agresseur sent qu'il perd le contrôle définitif sur sa victime.
Il est donc impératif que l'entourage ne pousse pas une victime à partir sans un filet de sécurité adéquat et une planification rigoureuse.