Les tensions diplomatiques à travers le monde sont rythmées par les États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Les puissances occidentales comme le Canada et les pays européens sont victimes de ce changement dans la gouvernance internationale.
Pour l’ancien premier ministre français Dominique de Villepin, les chefs d’État font preuve de trop de timidité et ne devraient pas chercher à séduire à tout prix le président américain.
Au contraire, il incite les pays frappés par les sanctions économiques américaines à défendre leurs intérêts. L’arme anticoercition de l’Union européenne pourrait aussi être utilisée, selon lui, notamment dans le but de sauvegarder la souveraineté du Groenland, qui fait l’objet de menaces américaines depuis plusieurs semaines.
Écoutez Dominique de Villepin, ancien premier ministre et ministre des Affaires étrangères français, mercredi, à l’émission de Patrick Lagacé.
«Les leaders européens espèrent que les États-Unis, l'administration Trump, seront cléments ou alors soucieux de collaborer sur le dossier ukrainien parce que nous aurions été gentils sur d'autres sujets. Je crois que c'est d'une terrible naïveté. Je crois que ce n'est pas comme cela qu'il faut procéder. Le respect, c'est aussi un rapport de force. C'est aussi la capacité à défendre nos intérêts.»