Les États-Unis prévoient de contrôler les ventes de pétrole vénézuélien pour une durée indéterminée afin de financer la reconstruction et de stabiliser le pays.
L'administration Trump lie le retour des entreprises pétrolières américaines, comme ExxonMobil, à l'investissement massif de capitaux pour relancer une industrie exsangue, avec la promesse de récupérer les dettes liées aux nationalisations réalisées lors de l'arrivée au pouvoir du prédécesseur de Nicolas Maduro, Hugo Chavez.
Certains analystes décrivent cette opération comme une tentative de mettre la main sur les ressources pétrolières pour rembourser les pertes passées des entreprises américaines plutôt qu'un plan de redressement économique structuré pour la population locale.
Luc Ferrandez rappelle que le Venezuela reste l'un des pays les plus inégalitaires au monde, avec un indice de Gini comparable à celui de l'Afrique du Sud ou du Nigeria.
Les richesses pétrolières n'ont historiquement jamais profité à la majorité de la population, restant concentrées entre les mains de l'élite dirigeante ou perdues dans des trafics au marché noir.
Écoutez son coup de gueule, jeudi, à Lagacé le matin.