Le Québec compte environ 2,4 millions de proches aidants, des personnes dont les sacrifices contribuent à alléger le système de santé.
Geneviève Coutu, qui a soigné son mari atteint d'Alzheimer précoce jusqu'à son décès, témoigne de la ruine financière que ce dévouement a engendrée, l'obligeant à puiser dans ses économies et à faire appel au sociofinancement.
Son récit a suscité une vague de témoignages similaires, dont celui d'un homme de 31 ans contraint à la faillite après avoir soigné son père.
Ces aidants réclament un véritable salaire et une extension des prestations d'assurance-emploi, soulignant que le maintien à domicile fait économiser des milliards à l'État comparativement aux coûts des CHSLD.
Écoutez le témoignage de Geneviève Coutu, ex-proche aidante de son conjoint, et l'analyse de Nicolas Duvernois, pdg de Duvernois Esprits créatifs, mercredi, à Radio textos.
«Si j'avais mis mon mari en CHSLD, ça aurait coûté 13 000$ par mois au gouvernement... Même si on me donnait un salaire de 800$ clair par semaine, on continue à économiser.»
Voici le lien à la pétition au gouvernement pour reconnaître les proches aidants au Canada et les rémunérer de façon équitable.
«Les proches aidants ne coûtent pas cher à la société, ils l'empêchent de coûter trop cher. L'hospitalisation coûte 10 à 15 fois plus cher que le maintien à domicile.»