Quelques heures après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, Donald Trump a lancé un avertissement au président colombien, l’invitant à «surveiller ses arrières», tout en suggérant que le régime cubain avait aussi des raisons de s’inquiéter.
Le président américain a également réitéré son souhait d’intégrer le Groenland au giron américain, évoquant des raisons de sécurité.
L’intervention américaine au Venezuela est-elle le prélude à une nouvelle vague d’interventionnisme des États-Unis ? Les Canadiens devraient-ils eux aussi retenir leur souffle?
Écoutez le professeur de science politique à l’UQAM et codirecteur du Réseau d’analyse stratégique, Justin Massie, répondre à ces questions, lundi, à La commission.
«Il y a déjà plus de soldats américains au Groenland que de soldats danois. Trump n'aurait donc pas besoin d’une intervention militaire majeure. Même chose pour le Canada: des pressions économiques suffiraient à faire plier les pays et à les forcer à s’aligner sur les intérêts américains. Je pense qu’on n’est ni dans une zone de paix ni dans une zone de guerre, mais bien dans un espace de coercition, d’impérialisme essentiellement décomplexé, où les États-Unis imposent leur volonté, y compris à leurs alliés, de manière explicite et uniquement au nom de leurs intérêts économiques.»