Le Canada deviendra bel et bien un «membre associé» de l’Union européenne. C’est ce qu’a annoncé le premier ministre Mark Carney en conclusion du Sommet Canada-Union européenne à Montréal.
Ce statut spécial génère toutefois des conflits, puisque certains pays s’y opposent.
Écoutez Me Geneviève Dufour, professeur titulaire à la faculté de droit de l’Université d’Ottawa, au micro de Nathalie Normandeau et Frédéric Labelle
«Il y a encore beaucoup d’obstacles. D’une part, madame von der Leyen [présidente de la Commission européenne] en a encore parlé jeudi de la possibilité que le Canada devienne membre associé. Suite à des contestations de certains pays européens, vendredi, elle a davantage parlé d’une relation le plus près possible de l’Union européenne, elle n’utilisait plus l’expression membre associée.»
Et quel impact ce statut de membre associé pourrait-il avoir sur le Canada?
«Ça ne veut certainement pas dire que, demain matin, on va adopter l’euro comme monnaie, ça ne veut certainement pas dire qu’on va faire partie des frontières européennes et qu’on va devoir se conformer à leur système migratoire. Je n’ai pas l’impression qu’on va perdre de notre souveraineté. Ça veut simplement dire que ça va être notre meilleur chum.»