La Sûreté du Québec continue de déployer plusieurs ressources en Mauricie pour retrouver Philippe Benoit, 41 ans, visé par un mandat d'arrestation pour le meurtre au premier degré de son fils âgé de 16 ans à Shawinigan.
La SQ étudie toutes les possibilités ainsi que l'historique de problèmes de santé mentale du suspect, un point qui est évalué dans le cadre de l'enquête. Ses proches ont dit qu’il souffrait de schizophrénie.
Écoutez la Dre Stéphanie Borduas-Pagé, psychiatre légiste à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal, en compagnie de Catherine Brisson.
La Dre Borduas-Pagé explique la schizophrénie, ses symptômes et traitements, ainsi que les procédures judiciaires pour forcer un traitement.
«On peut forcer un traitement quand on est capable de faire la démonstration devant un tribunal que la personne est inapte à consentir ou refuser les soins. Donc, ça prend une évaluation médicale qui va venir démontrer que la personne ne reconnaît pas son besoin de traitement, ne reconnaît pas son diagnostic, n'est pas en mesure d'apprécier qu'est-ce que les traitements pourraient faire pour l'aider.»
«Il faut aussi que la personne manifeste un refus catégorique de prendre le traitement. Si on a ces deux conditions-là, on peut faire une demande devant la Cour supérieure du Québec, devant le juge pour demander à ce que la personne reçoive un traitement contre son gré», dit-elle.
L’adoption du projet de loi 23 en juin vise à accélérer l’accès aux soins et réduire les situations de crise et les «portes tournantes» dans le système de santé mentale.