Au cours de la dernière année, plus de 15 000 jeunes se sont vus refuser l'accès à la SQDC parce qu'ils n'avaient pas 21 ans.
Jean-Sébastien Fallu, professeur titulaire à l'Université de Montréal et spécialiste des dépendances, estime que fixer l'âge légal à 21 ans plutôt qu'à 18 ans est une grave erreur.
Selon lui, cette interdiction n'empêche pas les jeunes de consommer, mais les pousse plutôt vers le marché noir, où ils s'exposent à des produits non contrôlés et toxiques, tout en alimentant un tabou néfaste autour de la consommation.
Écoutez Jean-Sébastien Fallu, spécialiste en dépendance, professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, mardi à Cantin le matin.
«On pourrait offrir des produits à plus faible taux de THC pour les jeunes, par exemple de 18 à 21 ans au Québec, à la SQDC au lieu de les laisser penser qu'ils ne vont pas consommer. C'est un peu une pensée magique.»