Au Québec, une grossesse sur cinq se termine de façon prématurée.
Alors que de plus en plus de familles doivent traverser ce genre d’épreuve, elles essayent aussi de sensibiliser la population.
C’est le cas de Bénédicte Armstrong qui a vécu trois fausses couches, des moments difficiles ponctués de beaucoup de maladresse et d'un certain manque d’empathie de la part des représentants du système de santé.
Des comportements qui s’ajoutent à la détresse et à l’isolement psychologique qu’elle ressent depuis.
Écoutez Bénédicte Armstrong, résidente du Saguenay qui a vécu trois fausses couches, témoigner, jeudi, au micro de Philippe Cantin.
«C'est ensuite se retrouver avec notre petit rêve, notre bébé au creux des mains et de ne pas savoir quoi faire avec. On est supposés faire quoi? Le jeter aux toilettes? Je dirais qu'il y a toutes sortes de choses qui se passent dans notre tête. Mais surtout, c'est de mettre fin aussi à un rêve qu'on avait, à une vie qu'on avait déjà commencé à s'imaginer.»