Le mémorandum de paix récemment annoncé entre les États-Unis et l'Iran s'annonce extrêmement fragile.
Alors que les premiers pourparlers devaient s'ouvrir en Suisse, la rencontre a été annulée dans la nuit de jeudi à vendredi.
Selon le professeur Thomas Juneau, les deux gouvernements font face à une contestation interne féroce, les Républicains dénonçant une «capitulation» américaine.
L'entente demeure très ambiguë, notamment sur le dégel des avoirs et le financement d'un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars.
De plus, les tensions persistantes sur le terrain entre Israël et le Hezbollah menacent directement la viabilité de ce cessez-le-feu.
Écoutez Thomas Juneau, professeur titulaire à l'École supérieure d'affaires publiques et internationales de l'Université d'Ottawa, vendredi à Lagacé le matin.
«Ce qui a été négocié cette semaine, c'est une défaite totale pour les Américains. C'est une humiliation, c'est une capitulation.»