Comment expliquer que le momentum peut passer d'une équipe à l'autre dans un sport collectif? Parfois, lors d'un même match, comme on l'a vu mercredi soir lors du quatrième match de la finale de la NBA entre les Knicks de New York et les Spurs de San Antonio.
Les Spurs avaient 29 points d'avance au troisième quart, mais ils ont perdu le match 107-106 face aux Knicks.
Écoutez le psychologue sportif Bruno Philippe Ouellette à ce sujet, au micro de Mario Langlois.
Finalement, qu'est-ce que c'est, le momentum?
«C'est un changement, puis c'est une tendance lourde qu'on peut observer. L'exemple le plus récent, c'est ce qui est arrivé hier soir. À un moment donné, mais tu as des joueurs qui font des paniers de trois points, puis, l'espoir va renaître, la confiance augmente», dit-il.
«Puis, à un moment donné, de l'autre côté, du côté des Spurs, on se met à s'inquiéter, on devient un peu plus anxieux. Puis, si tu veux briser le momentum, une des choses que l'entraîneur aurait dû faire - il s'est fait critiquer beaucoup aujourd'hui -, c'est de prendre un temps d'arrêt.»
Ouellette explique le concept de momentum, citant des exemples comme les Spurs, les Canadiens, et l’importance de la confiance, des interventions d’entraîneurs et du langage utilisé.
Il souligne que le momentum est surtout psychologique, influencé par les croyances et la gestion émotionnelle, et que l’entraînement mental et l’expérience sont essentiels pour le provoquer ou y résister.