Le Collectif de scientifiques pour l’action environnementale du Québec (SAEQ) vient de naître. Il est composé d’une cinquantaine de brillants esprits québécois qui s’inquiète de la tangente de nos gouvernements à ne plus prioriser l’environnement.
Écoutez à ce sujet Isabelle Arseneau, co-porte-parole de la SAEQ, professeure en éducation et titulaire de la Chaire de recherche en éducation transformatrice pour l’engagement climatique à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).
Le collectif vise à mobiliser l’expertise scientifique pour influencer les politiques environnementales au Québec et au Canada, face aux reculs observés depuis le retour de Donald Trump et la promotion des pipelines.
«On assiste à d'importants reculs, mais même ici, au Québec et au Canada, on considère qu'il faut arrêter de mettre en opposition le développement économique et la protection de l'environnement. La décarbonation de l'économie ouvre des perspectives économiques majeures. Comme nous le dit le Comité consultatif au changement climatique. Il faut arrêter de penser que l'un ne va pas sans l'autre. On a collectivement beaucoup à gagner à amorcer dès maintenant une transition vers une énergie sobre en carbone.»
Le collectif souhaite promouvoir la justice climatique, la décarbonation de l’économie et l’intégration de l’environnement dans la campagne électorale, en s’appuyant sur la collaboration entre citoyens, peuples autochtones et groupes scientifiques.