À son tour, Luc Ferrandez émet de sérieuses réserves sur le projet de train à grande vitesse (TGV) reliant Québec, Montréal et Toronto.
Évalué à plus de 140 milliards de dollars, ce chantier pharaonique relève selon lui du «syndrome du ruban» politique pour Ottawa plutôt que d'une réponse aux besoins réels des usagers.
Citant des experts, il rappelle que le TGV ne ferait gagner que 29 minutes par rapport à un train à grande fréquence (TGF).
Il propose plutôt d'injecter cette fortune directement dans le transport en commun de 70 villes canadiennes.
Écoutez le coup de gueule de Luc Ferrandez, mercredi matin au micro de Patrick Lagacé.
«Imagine-toi là, tu donnes 2 milliards de dollars à 70 villes canadiennes pour dire "réinventez la façon de se déplacer dans vos villes" [...]. Et là tu vas avoir un impact [...] infiniment plus grand, structurant au quotidien.»