Le ministre du Travail, Jean Boulet, aimerait accélérer l’obtention du certificat CCQ (Commission de la construction du Québec), le milieu de la construction souffrant d'une pénurie de main-d'oeuvre importante.
Alexandre Gagnon, de l’Association de la construction du Québec, se réjouit de cette nouvelle, mais souligne des défis auxquels cette mesure pourrait être confrontée: les milieux d'enseignement, par exemple, ont une capacité limitée à accueillir davantage d'étudiants.
Écoutez Alexandre Gagnon, directeur en développement et Innovation à l’Association de la construction du Québec, expliquer la situation à La commission.
Les programmes enseignés en construction sont aussi désuets, de l'avis de M.Gagnon, ce qui n'aide pas les élèves à être totalement prêts à faire face à la réalité du marché du travail.
«La difficulté de tout ça, c'est que les programmes n'ont pas nécessairement évolués avec les années. Donc, lorsque les élèves vont sortir de leur DEP, il va rester beaucoup d'apprentissages à faire pour s'adapter aux nouvelles normes de l'industrie, à ce qui se passe réellement sur nos chantiers aujourd'hui.»