Le portrait de la littératie au Québec, publié par la Fondation pour l'alphabétisation, révèle une situation préoccupante: la moitié des adultes québécois ont des difficultés à comprendre des textes longs ou complexes. Pour l'économiste Pierre Langlois, auteur de l'étude, ce retard n'est pas seulement un enjeu social, mais un véritable fardeau économique qui freine la croissance de la province.
Écoutez l'expert analyser l'impact de ces données, lundi midi, à La commission.
«Si on avait atteint le même niveau que l'Ontario en littératie il y a 10 ans, [...] c'est un impact sur le PIB récurrent de 5,9 milliards de dollars. Ce n'est pas rien. [...] Les gens qui sont au niveau 0 en littératie ont deux fois plus de chances d'être au chômage que quelqu'un qui est au niveau 3.»
Pierre Langlois souligne que le «niveau 3» est le seuil d'autonomie nécessaire pour réussir des études collégiales ou comprendre des documents techniques comme une déclaration d'impôt.
Sans cette maîtrise, la requalification professionnelle devient un obstacle majeur pour des milliers de travailleurs.
Autres sujets abordés
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