Le chroniqueur Luc Ferrandez voit dans la démarche sécessionniste de la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, un précédent qui pourrait transformer le paysage politique du Canada... et du Québec.
Selon lui, la stratégie albertaine est en train de briser les tabous entourant l'exercice référendaire.
Luc Ferrandez souligne un contraste frappant entre les deux provinces: alors qu'au Québec, le référendum est traité avec une solennité quasi religieuse, l'Alberta le normalise en l'intégrant dans une «liste d'épicerie» de sujets courants.
Cette approche désacralisée pourrait, selon le chroniqueur, faciliter la tâche des souverainistes québécois en montrant qu'un tel vote peut être un outil de négociation régulier au sein de la fédération canadienne, sans déclencher de climat de haine.