Le long parcours du Tricolore en séries éliminatoires est payant, très payant même, pour l'organisation.
Contrairement à la saison régulière, les profits générés lors des matchs à domicile en séries sont colossaux, notamment parce que les joueurs ne reçoivent aucun salaire de leur équipe durant cette période.
Le modèle d'affaires de la Ligue nationale de hockey (LNH) prévoit que la masse salariale des équipes couvre uniquement la saison régulière. En séries, les revenus provenant de la vente de billets, de chandails et des concessions au Centre Bell augmentent drastiquement la marge de profit par événement.
On estime qu'un seul match à domicile en séries peut rapporter environ sept millions de dollars de profit net aux propriétaires.
Écoutez le chroniqueur économique Alexandre Leblond, vendredi, à Lagacé le matin.
«C'est à peu près sept millions de profit net [...] dans les poches des propriétaires pour chaque match en séries. [...] Imagine deux secondes que tu gères une business, ta plus grosse dépense c'est ta masse salariale et pendant deux mois, tes employés font tous les efforts imaginables et inimaginables pour essentiellement faire du bénévolat.»