Le géant de la sidérurgie ArcelorMittal a écopé d'une amende historique de 100 millions de dollars pour 200 chefs d'accusation d'infractions environnementales.
Luc Ferrandez soutient toutefois que cette somme demeure insuffisante pour dissuader une multinationale générant de 9 à 10 milliards de dollars de profits annuels.
Regrettant que le droit administratif québécois s'en tienne trop souvent au domaine pénal plutôt que criminel, il réclame l'adoption de peines d'emprisonnement concrètes pour les dirigeants d'entreprises récidivistes et fustige la passivité des gouvernements par crainte de nuire à l'économie.
Écoutez le coup de gueule de Luc Ferrandez à ce sujet, mardi matin au micro de Patrick Lagacé.
«Comment ça se fait que ça reste tout le temps dans le pénal? À un moment donné, c'est quoi qu'on veut comme justice? [...] On veut que ça arrête.»