La question, inspirée par Serge, un auditeur de 70 ans qui se sent pénalisé par le fisc alors qu'il travaille pour maintenir son niveau de vie, suscite de vives réactions.
Un sondage express auprès des auditeurs révèle que 85% des répondants sont en faveur d'une telle mesure.
Mais une telle mesure est-elle vraiment viable pour nos finances publiques?
Écoutez Antoine Genest-Grégoire, professeur en fiscalité à l’Université de Sherbrooke, analyser les impacts d'une baisse d'impôts pour les aînés, vendredi après-midi, à l'émission de Nathalie Normandeau.
Bien que l'idée soit populaire, l'expert tempère les attentes. Il rappelle que le système fiscal québécois est déjà progressif et qu’un retraité qui travaille paie souvent plus d'impôts simplement parce que ses revenus s’accumulent (salaire, RRQ, pension, etc.).
De plus, il souligne que le crédit d’impôt pour prolongation de carrière existe déjà pour inciter les 65 ans et plus à rester en emploi, bien que son efficacité réelle soit difficile à mesurer.