L'achat d'une propriété sur la Rive-Sud de Montréal a tourné au vinaigre pour de nouveaux propriétaires qui ont découvert, après la transaction, qu'une violente agression armée s'était déroulée dans leur demeure.
Bien que l'assaillant soit décédé à l'hôpital et non sur les lieux, l'omission de ce détail dans la déclaration du vendeur soulève d'importantes questions éthiques et juridiques sur les responsabilités des courtiers et des vendeurs.
Écoutez la courtière immobilière Mélanie Bergeron aborder le tout, lundi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Selon elle, bien que la loi soit nuancée lorsque le décès survient à l'hôpital, la transparence devrait toujours primer pour éviter des poursuites coûteuses.
Elle souligne qu'une mort violente ou un suicide a un impact direct sur la valeur marchande, puisque «sept ou huit acheteurs sur dix vont reculer s’il y a eu un meurtre dans la maison».
Elle recommande de divulguer les décès naturels ou même ceux survenus avec l'aide médicale à mourir pour maintenir une relation de confiance entre les acheteurs et les vendeurs.