La Hongrie a mis fin dimanche, lors des élections législatives, au règne de 16 ans de Viktor Orbán, qui dirigeait le pays à la droite de l’échiquier politique.
C’est son adversaire Péter Magyar, à la tête du parti conservateur pro-européen Tisza, qui prendra les rênes du pays.
Écoutez Ferry de Kerckhove, professeur à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, discuter des impacts de cette élection sur l’Europe, ce lundi, au micro de Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Ça rétablit l'authenticité et la valeur de l'Union européenne. Cela permet d'alimenter l'Ukraine en armes et en aides que bloquait Orban, puisqu'il était à la solde de Poutine. Poutine perd quand même un atout remarquable, puisque les moindres communications, les moindres réunions de l'Union européenne, Orban les transmettait directement à Lavrov. Les réunions de l'Union européenne vont devenir saines et probablement beaucoup plus franches et ouvertes.»