Environ 36 % des Canadiens effectuent au moins six heures de travail non rémunéré par semaine, selon de nouvelles données d’ADP Research. Le phénomène est encore plus prononcé chez les jeunes âgés de 27 à 39 ans.
Vous arrive-t-il de travailler gratuitement pour votre employeur? C'est la question que pose Marie-Eve Tremblay à ses auditeurs lundi.
Écoutez Jacques Forest, psychologue, professeur titulaire à l’ESG de l’UQAM, accompagner cette discussion de l'émission Radio Textos.
«Ce qui pousse les gens à travailler plus, c'est peut-être la pression de bien paraître, le désir de progresser dans sa carrière. J'attire l'attention sur la conclusion de l'étude, qui montre que plus d'heures ne veut pas dire plus de productivité. Essentiellement, on se tire peut-être un peu dans le pied. Les études montrent que, quand on est capable de bien se désengager du travail, ça nous amène ensuite, à bien se réengager du travail. Donc, de faire des heures non rémunérées, ça va polluer leur trame cognitive.»
Écoutez ensuite Jacques Forest discuter de certains emplois dont les tâches ne peuvent être accomplies à l'intérieur des heures payées.