De nombreux groupes communautaires ont décidé d'entamer deux semaines de grève, une première au Québec, pour protester contre le manque de financement qu'ils reçoivent du gouvernement de la CAQ.
Certaines données révèlent toutefois que ces groupes, financés à 80% par le gouvernement, manqueraient en fait de dons en provenance du public. Effectivement, les Québécois seraient moins généreux que le reste des Canadiens, selon le rapport sur le financement du secteur communautaire au Québec de l’Institut Cardus.
Écoutez Étienne-Alexandre Beauregard, auteur du rapport sur le financement du secteur communautaire au Québec et chercheur à l’Institut Cardus, brosser le portrait de la situation, lundi, au micro des animateurs Nahtalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Le mouvement aujourd'hui a certainement de bonnes raisons de revendiquer plus d'argent parce que les besoins augmentent. Mais en 1997, Statistique Canada montre que presque un Québécois sur quatre déclarait un don de charité dans sa déclaration d'impôts. En 2024, c'était moins de un sur cinq. Et je pense qu'il faut réfléchir sur la société civile à travers ça. Parce qu'on s'entend, les groupes communautaires sont indépendants de l'État. Ce n'est ni des entreprises ni des ministères. Et pour avoir cette autonomie-là, ça prend l'implication des citoyens.»