Le chroniqueur Alexandre Leblond déconstruit le mythe voulant que l'accès à la propriété soit l'unique voie vers la richesse.
S’appuyant sur des études récentes, il démontre que, mathématiquement, un locataire qui investit la différence entre son loyer et les frais liés à la propriété (intérêts, taxes, entretien) peut générer jusqu’à 70 % de richesse de plus qu’un propriétaire à Montréal.
Toutefois, si les propriétaires paraissent souvent plus riches, c'est principalement dû à l'«épargne forcée» que représente l'hypothèque, palliant ainsi le manque de discipline d'investissement des locataires.
L'habitation doit donc être vue comme une dépense de vie plutôt qu'un pur placement financier.
Écoutez Alexandre Leblond expliquer le tout lors de sa chronique financière, jeudi au micro de Catherine Brisson.
«La maison, tu ne l'as pas payée ce prix-là. Tu l'as payée ce prix-là plus les intérêts, plus les taxes municipales, plus tous les frais... le vrai rendement est beaucoup plus petit que l’alternative boursière.»