Le rapatriement des quelque 105 000 Canadiens présents au Moyen-Orient s'avère extrêmement périlleux, alors que le conflit perturbe plus de 20 000 liaisons aériennes.
Nathalie Boudreau, une touriste québécoise à Dubaï, raconte l'angoisse des interceptions de missiles et les difficultés à trouver des vols de retour, soulignant un manque de soutien direct des autorités canadiennes qui conseillent aux citoyens de s'organiser par eux-mêmes.
Écoutez le témoignage de Nathalie Boudreau, touriste canadienne en visite à Dubaï, jeudi au micro de Catherine Brisson.
«Dans un des premiers courriels que j'ai reçus du gouvernement, ça disait de ne pas dépendre du Canada pour rentrer à la maison. Ça veut tout dire.»
Mehran Ebrahimi, expert en aviation civile, critique l'approche passive d'Ottawa, rappelant que d'autres pays comme la France et l'Allemagne déploient des efforts diplomatiques et logistiques plus proactifs pour sécuriser des créneaux de vol malgré un espace aérien saturé et dangereux.
«Le fait d'envoyer un mail en disant "Écoutez, débrouillez-vous", ce n'est pas un comportement correct. Le gouvernement a le devoir moral de prendre soin de ses citoyens.»