Après 100 jours à la tête de Montréal, la mairesse Soraya Martinez Ferrada constate que la gestion de la métropole demeure un défi colossal, marqué par une bureaucratie qu'elle juge encore trop lourde.
Elle souligne que malgré les changements d'administrations au fil des décennies, les défis d'efficacité et de complexité administrative restent les mêmes qu'il y a 20 ans.
Écoutez la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, aborder le tout, vendredi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Interrogée sur l'efficacité de la «machine» montréalaise, elle accorde une note de passage de six sur 10, insistant sur la nécessité d'améliorer la gestion des contrats et des services de base, comme le déneigement et la collecte des résidus.
Elle plaide pour une plus grande équité entre les arrondissements afin que tous les citoyens, peu importe leur quartier, aient accès à une qualité de service uniforme.
«Je pense qu'actuellement, on est sur le bord de la note de passage. [...] On doit être plus efficaces dans la gestion de nos contrats, dans la gestion du ramassage de poubelles, de recyclage, de nids-de-poule, de trottoirs.»
La mairesse anticipe un printemps difficile pour les routes et réclame un soutien financier accru de Québec et du fédéral pour la mise à niveau des infrastructures vieillissantes, notamment pour les usines d'eau.
Elle souhaite une discussion franche avec Québec pour combiner les efforts financiers sur des projets structurants, à l'image de ce qui a été fait pour le Quartier des spectacles.