Le ministre de la Justice du Québec, Simon Jolin-Barrette, a décidé de retirer le droit à l'avortement de son projet de constitution québécoise.
Il explique que l'objectif du gouvernement était de faire en sorte de positionner l'État québécois comme étant un défenseur du droit à l'avortement et donc, de préserver le libre choix des femmes si ce droit était attaqué.
Or, après de nombreuses consultations, il n'a eu d'autres choix que de réaliser qu'inclure le droit à l'avortement dans la constitution n'était pas la bonne solution.
Écoutez Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice et leader parlementaire du gouvernement de la CAQ, vendredi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
«On a entendu plus de 200 groupes. J'ai dit que j'allais être à l'écoute et, manifestement, les groupes étaient en désaccord avec l'approche qui était proposée par le gouvernement. Donc, je les écoute et j'ai décidé de retirer l'article pour faire en sorte qu'on ait un consensus, qu'on ait le même objectif de protéger le droit à l'avortement des femmes et qu'en toutes circonstances, ce soit les femmes qui décident.»
Des juristes et des groupes de femmes soulignaient notamment qu'inscrire le droit à l'avortement dans une éventuelle constitution exposerait ce droit à des contestations judiciaires.
Autre sujet abordé:
- L'Assemblée nationale est un lieu toxique, selon le député de Québec solidaire Haroun Bouazzi. Qu'en pense Simon Jolin-Barrette?